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La mairesse de Saint-Lambert se voit dans l’obligation de voter contre le budget de l’agglomération de Longueuil pour l’année 2022

Jeudi 23 Décembre 2021

Notre mairesse, Pascale MongrainEn respect de la position adoptée par le conseil municipal à la séance extraordinaire du 20 décembre dernier, la mairesse de Saint-Lambert, Pascale Mongrain, a dû exprimer sa dissidence quant à l’adoption du budget de la Ville de Longueuil visant ses compétences d’agglomération pour 2022, et quant à l’approbation des quotes-parts en résultant lors de la séance extraordinaire du conseil d’agglomération de Longueuil d’aujourd’hui.

Dans une lettre qu’elle a fait parvenir à la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, la mairesse Pascale Mongrain en explique les raisons comme suit : 

  1. La formule établissant les quotes-parts de l’agglomération est discriminatoire à l’égard de Saint-Lambert en ce qu’elle ne tient pas compte de la quasi-inexistence de valeurs industrielles et commerciales au sein de notre ville. Saint-Lambert n’a jamais eu et n’a pas de parc industriel. La formule telle que définie inclut un segment qui avantage les autres villes de l’agglomération, qui ont toutes une proportion significative d’immeubles industriels et commerciaux sur leur territoire;

  2. La formule établissant les quotes-parts est fondée sur la valeur foncière des immeubles de notre ville. Cette valeur n’a aucun lien rationnel avec les services rendus par l’agglomération en vertu de ses compétences d’agglomération;

  3. Il existe une confusion franchement troublante entre la ville-centre de Longueuil et l’agglomération de Longueuil. Des dires mêmes de l’administration de Longueuil, l’agglomération n’a aucune existence juridique, ce qui résulte en ce que les affaires de la ville-centre et les affaires de l’agglomération sont indissociables;

  4. La facturation annuelle de la quote-part de Saint-Lambert par la ville-centre n’est corroborée par aucune donnée quant aux services consommés par Saint-Lambert ni quant aux coûts de ces services pour la ville-centre. Il s’agit là d’un manque de transparence qui va à l’encontre des bonnes pratiques et de la gouvernance contemporaine;

  5. Dans le contexte de tout ce qui précède, l’objectivité de la compétence de Longueuil en matière d’évaluation foncière, particulièrement dans un marché immobilier résidentiel en hausse fulgurante qui pénalise notre ville relativement aux autres villes de l’agglomération, est questionnable;

  6. Au cours des cinq dernières années, les dépenses de l’agglomération de Longueuil ont augmenté de 19 % alors que celles de Saint-Lambert ont augmenté de 9 %; et

  7. Alors que la quote-part relative de Saint-Lambert a augmenté constamment d’une année à l’autre depuis 2007, celle de 2022 résulte en ce que 51 % de toutes les taxes foncières qui seront perçues par Saint-Lambert de ses citoyens seront versables à l’agglomération. Ce seuil devient déraisonnable et dépasse l’entendement. Au fil des ans, Saint-Lambert a dû réduire ses dépenses locales au profit des augmentations de dépenses imposées par l’agglomération, réduisant de ce fait toute marge de manœuvre à néant. 

La mairesse de Saint-Lambert se désole de cette situation, comme elle l’a expliqué : « La pérennité de notre ville est menacée à court terme par la surcharge imposée par l’agglomération : nos services à la population sont au minimum, la capacité de taxer est au maximum et l’option d’emprunter davantage serait irresponsable pour le futur de notre ville ».

En conclusion, elle a demandé à la mairesse de Longueuil d’obtenir avant le 31 janvier 2022 les détails des coûts de revient rattachés à chacun des services fournis à Saint-Lambert eu égard aux compétences d’agglomération en 2020 et d’avoir une rencontre de suivi en janvier 2022 afin d’identifier des solutions d’allégement au fardeau fiscal de Saint-Lambert.